L’abbaye de chanoines réguliers de Saint-Ambroix occupa l'emplacement d'une ancienne église dédiée à Saint-Pierre, attestée dès 760. Cette église aurait été abandonnée durant la seconde moitié du IXe siècle, probablement à la suite des invasions normandes ou, selon certains auteurs, hongroises. Il est possible qu'elle ait déjà été le siège d'un monastère à cette époque.
À la suite de la translation des reliques de saint Ambroise, à une date inconnue, probablement lors de la fondation de la collégiale en 1012, l'église fut placée sous le vocable de Saint-Ambroix (ou Ambroise). Ambroise († 770) fut évêque de Cahors au VIIIe siècle. Il se retira ensuite pour mener une vie érémitique et, après un voyage à Rome, mourut près de l'emplacement de l'actuel village de Saint-Ambroix. En 1012, le vicomte de Bourges, Geoffroy III le Noble, et son épouse favorisèrent la restauration de l'église en fondant et dotant un chapitre de chanoines séculiers. La nouvelle institution récupéra les biens de l'ancienne église, auxquels s'ajoutèrent de nouvelles donations.
En 1128, l'établissement fut transformé en abbaye de chanoines réguliers de saint Augustin, dirigée par un abbé. Il fut touché par les guerres de Religion et, en 1562, l'église fut ruinée et le tombeau du saint endommagé. L'abbaye se releva ensuite et rejoignit, en 1636, la congrégation de Sainte-Geneviève, qui lui donna un nouvel essor et entreprit la restauration des bâtiments conventuels. La liste de la Commission des Réguliers de 1768 mentionne une communauté de cinq chanoines. L'abbaye fut supprimée et vendue à la Révolution, alors qu'elle ne comptait plus que trois chanoines. L'ensemble fut acquis par l'administration publique en 1965. L'église fut endommagée par un incendie en 1988. Aujourd'hui, les rares vestiges sont occupés par un établissement hôtelier.
Selon Armorial général de France (XVIIIe siècle)
Bibliothèque nationale de France
- BAUDRILLART, Alfred (1914, 1938). Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques. Vol. 2, 10. París: Letouzey et Ané
- BEAUNIER, Dom (1912). Abbayes et prieurés de l'ancienne France. Vol. 5. Bourges. Abbaye de Ligugé
- BUHOT DE KERSERS, Alphonse (1883). Histoire et statistique monumentale du département du Cher, vol. 2. Bourges: Tripault
- GUÉRIN, Paul (1888). Les Petits Bollandistes. Vies des saints de l’Ancien et du Nouveau Testament... Vol. 12. París: Bloud et Barral
- GUILLAUME DE LA CROIX (1879). Histoire des évêques de Cahors, vol. 1. Cahors: Plantade
- MOULIN, Benjamin (2018). Les chapitres collégiaux séculiers du diocèse de Bourges au Moyen Âge de leur fondation à l’aube du XIIIe siècle. Mémoire de Master. Université de Limoges
- SAINT-MAUR, Congregació de (1720). Gallia Christiana in provincias ecclesiasticas distributa. Vol. 2. París: Typographia Regia
- THAUMAS DE LA THAUMASSIÈRE, Gaspard (1865). Histoire de Berry. Vol. II. Bourges: Jollet





