Bonus Locus / Bonoloco / Sainte-Anne de Bonlieu
(Bonlieu-sur-Roubion, Drôme)
Traditionnellement, on admet que l’abbaye cistercienne féminine de Bonlieu a été fondée en 1171 par les comtes du Valentinois, fondation que l’on attribue à la comtesse Véronique de Poitiers. Toutefois, la documentation susceptible de le confirmer est d’élaboration beaucoup plus tardive, ce qui conduit à en mettre en doute la validité. En 1291, la documentation cistercienne mentionne cette maison comme affiliée à la proche abbaye masculine de Notre-Dame d’Aiguebelle. Bonlieu ne survécut ni aux effets destructeurs de la guerre de Cent Ans ni aux difficultés liées à son isolement et, en 1400, elle fut supprimée en tant que monastère. À cette date, déjà sans communauté, ses biens passèrent à l’abbaye de Valcroissant.
Au XIXᵉ siècle, l’église principale était en ruine et une chapelle annexe avait été transformée en église paroissiale. En 1858 commença la restauration de la vie monastique, avec l’installation d’une communauté de moniales prémontrées, qui s’établirent sur le site, alors restauré, en 1871. On conserve l’église du monastère primitif, datée du XIIIᵉ siècle. Il s’agit d’un édifice à nef unique, avec transept et trois absides : l’abside centrale, dans l’axe de la nef, et les deux absides latérales ouvertes sur les bras du transept.
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La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens, située dans un site isolé, fut le siège d’un petit prieuré dépendant de Cluny, existant au moins depuis le Xe siècle. Aucune source documentaire précise n’est conservée concernant cet établissement, mais les recherches archéologiques ont mis en évidence l’existence d’un édifice préroman antérieur à l’église actuelle. Celle-ci est une construction modeste, à nef unique, divisée en deux travées et terminée par une abside, où subsistent des vestiges remarquables de décor peint. À l’ouest se trouvait un atrium, aujourd’hui en ruine. Il convient également de signaler la présence de décor sculpté et de marques lapidaires, ainsi qu’un linteau au portail méridional —qui devait probablement communiquer avec le prieuré— orné d’un relief fragmentaire d’époque romaine représentant une embarcation transportant des tonneaux de vin.
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Le prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Comps est mentionné pour la première fois en 1032 comme dépendance de l’abbaye Saint-Martin de Savigny (Rhône). En 1107, une bulle du pape Pascal II confirmait ce lieu parmi les biens de cette abbaye. À une date indéterminée, il passa sous l’autorité du chapitre de Saint-Tiers de Saou (Drôme).
Il subsiste une église du XIIᵉ siècle, probablement reconstruite sur un édifice antérieur. Elle se compose d’une nef très courte dotée d’une abside semi-circulaire, peut-être inachevée, et d’un transept. Au-dessus du transept s’élève une volumineuse tour carrée, elle aussi inachevée.
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Au XIIᵉ siècle, le prieuré clunisien de Saint-Pierre de Gigors était une dépendance directe de Cluny. Il abritait une communauté très réduite, composée d’un prieur et d’un ou deux moines. Il s’agissait d’une maison très modeste et, à partir de 1430, des signes de déclin apparaissent, marqués par des irrégularités dans l’observance et un important désordre financier.
En raison de cette situation, il fut annexé en 1470 au prieuré Notre-Dame de Lagrand (Hautes-Alpes). Il subit ensuite les effets des guerres de Religion et perdit son statut de prieuré pour devenir paroisse. Il subsiste une église de structure romane, située sur un col, dans un site isolé. C’est un édifice de plan en croix latine, avec une nef de trois travées, un transept et trois absides.
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