Monastère Saint-Sauveur de Paunat

Saint-Martial de Paunat / Palnatum

(Paunat, Dordogne)

Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat

Selon la tradition, le monastère Saint-Sauveur de Paunat aurait été fondé par saint Cybard (v. 504-581), qui l’aurait placé sous la dépendance de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges. Toutefois, il n’existe aucune mention documentaire de cette fondation avant l’an 848, lorsqu’elle fut donnée par David et son épouse Bénédictane à Saint-Martial. Cet acte, connu par une copie tardive, a fait l’objet de diverses interprétations historiques.

Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Exterior sud del transsepte

Après avoir bénéficié de plusieurs donations, le monastère fut détruit par les Normands en 860. Il fut reconstruit au Xe siècle et réapparaît dans les documents en 963, lorsque son abbé participa à la fondation d’un autre monastère. En 1080, il était devenu une prévôté et, en 1097, le pape Urbain II le mentionne comme une possession de Saint-Martial, avec de nombreuses dépendances et une communauté de seize moines.

Pendant la guerre de Cent Ans, le monastère connut une période de déclin, bien qu’il ne semble pas avoir subi d’attaques directes. Les destructions arrivèrent plus tard, en 1551, dans le contexte des guerres de Religion. À la fin du XVIIe siècle, ses structures présentaient encore de graves déficiences. En 1702, le prévôt Jacques de la Serre l’intégra au séminaire de Périgueux, ce qui lui permit de subsister précairement jusqu’à la Révolution, où il fut supprimé.

Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Le clocher-porche à l'ouest de l'église
Photo de Theillier, sur Wikimédia
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat

L’église de la prévôté est encore conservée : un édifice de plan en croix latine, avec une nef et un transept. C’est une construction massive, de hauteur considérable, avec des contreforts peu apparents, de petites fenêtres et une décoration minime. L’abside centrale et les extrémités du transept, de plan rectangulaire, constituent la partie la plus ancienne, datant du XIIe siècle. La nef, reconstruite au XVe siècle et modifiée ultérieurement, était probablement couverte de coupoles. Il convient également de mentionner le clocher-porche, accolé à la façade occidentale et appartenant à la phase de construction la plus ancienne.

Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Saint-Sauveur de Paunat
Photo de Theillier, sur Wikimédia

Bibliographie:
  • BOYER, François (2018). La donation du monastère de Paunat en Périgord et l'institution de l'abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges en 848. Regards croisés sur le monument médiéval. Brepols
  • COTTINEAU, Laurent-Henri (1939). Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. Vol. 2. Mâcon: Protat
  • PECHEUR, Anne-Marie (1982). L'église de Paunat. Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord Noir. París: Société Française d'Archéologie
  • POUPARDIN, René; i altres (1906). Fragments de cartulaire du monastere de Paunat (Dordogne). Annales du Midi. Vol. 18. Privat
  • SAINT-MAUR, Congregació de (1720). Gallia Christiana in provincias ecclesiasticas distributa. Vol. 2. París: Typographia Regia
  • SECRET, Jean (1968). Périgord roman. La nuit des temps, núm. 27. Zodiaque

Emplacement:
Vista aèria

Paunat est situé au sud de Périgueux, à proximité de la route reliant Bergerac à Sarlat