Notre-Dame de Calma est l’un des nombreux prieurés clunisiens établis dans cette région. Il s’est implanté sur un site où ont été mis au jour des vestiges antiques d’époque romaine. Deux églises furent édifiées à Lachau : l’église paroissiale, dédiée à Saint-Martin, et celle de Notre-Dame, qui fut le siège du prieuré. Les premières mentions documentaires de Lachau et de ses églises n’apparaissent qu’en 1262, alors que le prieuré était déjà en activité. En 1355, il est mentionné comme une dépendance de Notre-Dame de Lagrand (Hautes-Alpes).
Au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, l’église Notre-Dame assura des fonctions paroissiales en raison du mauvais état de l’église Saint-Martin. Toutefois, au siècle suivant, elle tomba presque complètement en désuétude, en raison de son éloignement du centre du village. Après la Révolution, l’édifice passa en propriété privée et fut protégé et restauré aux XIXe et XXe siècles. L’église constitue l’unique vestige conservé du prieuré, qui devait probablement s’étendre au sud de celle-ci. Il s’agit d’un édifice essentiellement roman, composé d’une nef unique de deux travées, d’un transept et d’un vaste chœur à abside centrale flanquée de deux autres absides de plan rectangulaire, ouvertes sur le transept.
- BARRUOL, Guy (1977). La Provence romane 2. Zodiaque. La nuit des temps
- JOUVE, Esprit-Gustave (1867). Église de Notre-Dame de Calma, à Lachau. Statistique monumentale de la Drôme. Valence: Céas
- LACROIX, André (1888). L'arrondissement de Nyons : histoire, topographie, statistique. Vol. 1. Valence: Céas
- LAUGIER, Robert; i altres (2012). Notre-Dame de Calma : église Romane à Lachau. Le Luminaïre





